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Titre étrange ! paradoxal peut être ?!

Et pourtant ce paradoxe est une des clés de compréhension d'accès à cet espace de conscience de paix de notre être.

Quand nous parlons d'acceptation, cela ne veut pas dire que nous devons tout accepter !

De nombreuses choses dans la vie sont inacceptables ! La famine, la guerre.. enfin, la bêtise humaine quand elle meurtrit la vie et la nature en général !

Si nous voulons changer les choses, nous ne devons pas nous résigner à accepter des faits aussi inhumains et stupides que certains comportements qui entretiennent la violence sur cette planète consciemment.

La vraie acceptation est un tout autre terme pour désigner une posture intérieure que nous prenons face à ce qui nous fait souffrir intérieurement.

Elle n'est pas une résignation non plus.

Elle est une compréhension profonde : celle que nous rajoutons de la tension et de la souffrance intérieure à ne pas accepter le moment présent tel que nous le vivons.

 

 

Prenons un exemple :

Vous êtes en voiture dans les bouchons en heure de pointe. Vous êtes en retard, mais vous savez que vous ne pouvez rien faire et que cela ne dépend pas de vous.

Au lieu de pester contre l'univers et la malencontreuse situation, d'ailleurs quotidienne dans nos villes actuelles, quel est alors le meilleur moyen de ne pas se faire du mal intérieurement, de souffrir et de stresser en plus que d'être en retard ?

On pourrait se dire: celle d'accepter la situation telle qu'elle se présente et d'adopter la posture intérieure la plus juste pour ne pas s'empoisonner intérieurement.

Ce qui est juste, .. mais parfois dans l'expérience ce n'est pas toujours évident..

On se retient...tout en grommelant doucement intérieurement. Deux petites voix contradictoires intérieures se mettent alors à palabrer et l'une cherche à convaincre l'autre..

  • « «Mais c'est pas possible ! Où vont donc tous ces gens ?! Ils sont obligés de sortir maintenant ! Ils n'ont pas autre chose à faire à cette heure ! Mais j'vais être en retard ! » 

La deuxième petite voix, bien sur, beaucoup plus spirituelle..

  • « C'est le moment de faire ta respiration, tu n'as pas eu le temps de méditer ce matin, profite de cette circonstance pour méditer et te détendre..Mets donc en pratique ce que tu as appris... »

Cet exemple est simple et nous le comprenons aisément, bien qu'il s’applique à tout domaine de la vie, ce n'est pas pour autant que nous nous en affranchissons complètement !

De ce fait il peut y avoir une dualité croissante en nous qui peut nous empêcher de vraiment nous détendre...

Une fois le bouchon fini, nous pouvons nous rendre compte que ce dialogue intérieur à été présent tout du long, et personne ne s'est vraiment détendu complètement..

Mais prenons le même exemple différemment :

Vous êtes toujours dans les bouchons, malgré votre demande matinale à l'univers ou au divin de ne pas rester coincé dans les bouchons, vous y êtes ! Et la longue file devant vous donne la sensation que vous n'y êtes pas que pour 5 minutes...

Bien-sur, vous êtes en retard, et vous sentez la pression monter intérieurement..

Il manque peu pour s'identifier complètement à ce stress qui émerge de plus en plus proche de la surface de votre émotionnel.

A ce moment-là, essayez de laisser l'énervement vous prendre, mais restez conscient de cette identification qui est en train de se faire. Faites-le consciemment.

Détendez vous dans cette émotion de colère et prenez conscience qu'une partie de vous perçoit cette colère et l'observe.

Vous n'allez surement pas accepter de ne pas rester calme, mais justement ...Acceptez de ne pas rester calme ».

Acceptez « de ne pas accepter » la situation ! Et sentez qu'une partie de vous se détache et observe en silence cette petite boule toute tendue de colère qui ne s’arrête pas..

Ne cherchez pas à maitriser quoi que ce soit..continuez à accepter votre « non-self control », et cela sans jugement.

Mais prenez bien conscience , que vous acceptez consciemment.

Cette acceptation n'a rien à voir avec une inconscience qui accepte de sombrer dans la colère.

Au contraire, elle créera un espace conscient en arrière-plan.

Un espace qui, par sa nature silencieuse, créera un contraste avec l'émotionnel turbulent qui sera perçu.

Vous verrez que cet énervement n'étant pas alimenté par une dualité intérieure croissante d'une réaction opposée, faiblira tranquillement, ne trouvant aucune force contre lequel s'opposer.

Si la pression monte encore plus...votre posture intérieure d'acception doit toujours avoir le dernier mot .

Acceptez de ne pas accepter « de ne pas vouloir accepter » la situation et votre colère intérieure.

Situez votre conscience d'acceptation toujours en amont de toute turbulence intérieure.

Votre conscience est capable d’accueillir cette tension dans la détente, et cela en s'élargissant naturellement en arrière-plan.

Lors du prochain événement qui se présente à vous et que vous refusez intérieurement, prenez le temps d'observer ce qui se présente comme émotion en vous.

Accueillez vos tensions sans lutter et gardez toujours cette posture intérieure d’accueil de la situation.

Dans chaque position de la vie vous pouvez agir ainsi, et ne plus vous battre contre vous-même et accepter d'être ce que vous êtes, sans pour autant vous identifier à ce qui vous traverse.

 

François breton

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