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Il pourrait paraître étonnant d'utiliser ce terme quand nous utilisons en même temps celui de spiritualité.

 

Nous pourrions penser à un certain extrémisme religieux ou même à certaines disciplines yogique ascétiques.

 

Mais je ne parle pas là d'une violence grossière et physique, mais au contraire d'une violence morale individuelle ou collective relativement subtile.

 

Quand nous commençons un chemin spirituel, le premier ennemi en ligne de mire est en général « l'ego ». Nous pensons alors que c'est à cause de lui que nous vivons beaucoup de déboires et dans l'espoir de sa disparition prochaine que nous pensons être enfin en paix !

 

 

Bien que les choses ne soient pas si simples, il devient alors le bouc-émissaire de tous nos tracas et nous nous mettons alors à ne plus le supporter tout en continuant notre pénible esclavage de sa part.

 

C'est alors à ce moment-là que commence la confusion, certains enseignements nous disent de le détruire, d'autres de l'accepter et certains autres qu'il n'a jamais existé !

 

Certains l'incluent dans la nature du mental, d'autres le confondent entièrement avec le mental, d'autres dans un processus d'identification inhérent à la dualité...
Tout cela pour dire que cela finit par générer de sérieux conflits pour celui qui n'a pas trouvé le calme en lui-même ou n'a pas trouvé sa propre réponse à cette énigme dynamique.

 

Enfin bref ! Nous finissons par ne plus le supporter chez les autres non plus …. !..

 

Alors nous travaillons ardemment sur nous et le transformons, l’améliorons, bien que cette activité ne le fasse pas disparaître pour autant !

 

C'est aussi à ce moment-là que peut naître une souffrance intérieure liée à un manque de compréhension de la nature de notre conscience et la première violence que nous pouvons nous infliger.

 

Quand nous sommes sur le chemin depuis un certain nombre d'années, « l'ego » l'est aussi, et lui aussi subit et bénéficie des nombreuses prises de conscience que nous pouvons intégrer.

 

L'ego, ou du moins ce que l'on appelle « l'ego », devient alors beaucoup plus subtil et use de beaucoup plus d'adresse pour continuer à s'identifier à cette évolution consciencielle et atteindre une « illumination » qui, par sa propre nature, ne pourra jamais avoir lieu pour lui.

 

Pour celui qui n'a pas entrepris sérieusement et sincèrement cette dés-identification et œuvré dans le sens d'une reconnaissance de ce phénomène naturel de la nature du mental, l'ego peut alors devenir avide du pouvoir et de la reconnaissance que lui donne cette position de savoir spirituel ou de pouvoir lié aux méditations entreprises.

On lui donne alors le nom « d'ego spirituel ». Il peut alors prendre différentes formes et intensités.

 

C'est aussi-là, la deuxième violence d'ordre spirituel qui peut être vécue par les chercheurs de vérité.

 

Quand « le guide », « l'enseignant » ou « l'ami » spirituel prend le pouvoir sur la conscience de l'autre et devient inconsciemment ou parfois consciemment détenteur d'une vérité qu'il n'a pas.

 

De nombreuses fois j'ai pu constater à quel point, les enseignants et les chercheurs des milieux spirituel n'étaient pas épargnés à ce type d'épreuves et à quel point ils y étaient peut-être même plus confrontés que la plupart des gens.

 

L'ego étant reconnu comme le cheval de Troie, il est évident qu'une attention toute particulière lui est dédiée et par la même occasion, une ruse subtile et résistante se met en place afin de légitimer et de renforcer par tous les moyens son existence.

 

Cela demande du discernement aussi bien pour l'ami spirituel que pour celui qui l'écoute.

 

C'est aussi là une étape de la « voie » et du chemin, et une belle occasion de grandir et de faire la lumière sur soi-même...

 

François Breton

 

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