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Un des grands mystères de la conscience est cet amour inconscient que nous avons pour nos propres chaînes ...
L’habitude porte en elle une qualité sans doute trop réconfortante et doit sûrement cacher en son cœur un subtile poison ....

Un suc invisible qui nous fait perdre la vue, mais nous rassure en cristallisant nos petits gestes quotidien en besoins vitaux et nos croyances limitantes en convictions souvent inviolable ...

Ce maillage structurant empreint d’une mécanique naturelle qui nous y contraint patiemment ... nous façonne à l’image de la récurrence des rythmes de la nature ... et nous emprisonne dans le déjà vu, fait et nous camoufle dans notre propre prisons de certitudes ...

Mais un des secrets de la nature dans ce monde de dualité est qu’elle crée tout ses principes en même temps que ses contraires ...

L’harmonie ne peut exister sans le chaos ... la lumière sans l’ombre ...

Chaque poison a son remède, chaque maladie a son principe de guérison ...

Chaque problème identifié a déjà sa solution ... car une problématique ne peut naître que quand une solution peut la mettre en lumière ...

Autrement le problème n’existerait pas ...

Peut être est ce là aussi une clé de libération de ces habitudes sclérosantes qui nous enferment et nous lient à notre propre petitesse ...

Les prisons abritent aussi bien les geôles que les gardiens détenant les clés des barreaux ...

Sommes-nous à ce point amoureux de nos chaînes pour ne pas nous en rendre compte ?

Nous détenons les clés de nos propres prisons et crions désespérément pour une aide qui ne peut venir que de nous...

Même si la Grâce veille sur nous , elle suit sa ligne stricte qui contraint l’évolution de la création par le développement de la conscience individuelle ...

Les plaintes n’ont malheureusement jamais libérées les condamnés...

Notre ignorance se révèle alors le juge inconscient responsable de notre propre sort.

Notre âge terrestre ne détermine en rien notre maturité car la temporalité du monde est aussi une habitude que l’univers ne peut révéler que à travers notre propre conscience ...

Apprenons à observer ce que nous sommes ...
autorisons-nous à descendre dans le cœur de ce qui est pour y dissoudre cet aveuglement qui est devenu la norme d’un monde malade.

Et soignons ensemble la mauvaise habitude de nous croire limités quand nous sommes l’incarnation de l’infinitude ...

François Breton

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