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Dans les milieux spirituels nous centralisons beaucoup notre attention sur l’esprit, sur l’importance d’un certain détachement des choses et d’une philosophie de vie basée sur une introspection menant à un discernement sur ce qui nous traverse et ce que nous vivons intérieurement.

Nous oublions parfois que la vie est UNE et que le monde, la matière est le support de cette incarnation à travers laquelle notre réalisation peut fleurir.

Cependant nous pouvons selon notre appréciation de ce monde manifesté, avoir la sensation d’être partagé et devoir choisir entre l’un et l’autre ou avoir du mal à trouver l’équilibre ...

Le choix entre un monde intérieur riche qui nous affranchi des besoins matériels ... et un monde extérieur abondant d’attaches qui pourrait facilement nous voiler de notre profondeur par l’attachement à ce dernier.

J’ai tant rencontré de personnes « spirituelles » être dans le déni de leurs besoins sous prétexte qu’il ne faut pas s’attacher à l’importance de la matière ou refuser une abondance possible, critiquer l’argent et le système tout en souffrant d’un manque dont ils tentent chaque jour de pallier en faisant un travail qui ne vibre pas avec ce qu’ils sont ... ne s’autorisant pas à se donner les moyens même dans ce qu’ils aiment parce que « ce n’est pas ça qui compte » ...
entretenant cette « miséricorde » sur la faute d’un système où ils n’ont pour l’instant sans doute pas su juste trouvé leur place.

Ou par la faute d’un système n’incarnant pas les valeurs collectives dont certains aspirent, mais qui le payent par leurs manques, non par une participation aux changements mais par un rejet la plupart du temps passif supporté, mais accepté car dans les normes du « petit guide spirituel ».

D’autres une sorte de vision d’une fatalité ou le vrai chercheur spirituel ne peut accepter de se corrompre dans l’acceptation d’une abondance que seul l’ignorance peut le pousser à accepter.

Et quand la chance ou la grâce répond par surprise par une activité professionnelle qui marche, une abondance financière qui démarque ...elle dégrade notre statut spirituel de « désœuvré » symbolisant pour certains la base primordiale et émérite pour la « bonne » pratique ...

Une sorte de honte, peut surgir, révélant dans notre conscience une indignité emprunte d’une culpabilité propre à l’héritage d’un peuple sous le joug de dogmes religieux propre à notre histoire en occident...

Certains diront que en France notre relation à l’argent est particulière ...

Un besoin pressant de recevoir spirituellement d’en haut et une semi-honte que cette lumière s’aventure à s’incarner en bas jusqu’au plancher de la matière.

Comme si le divin ne devait complaire dignement son abondance que dans les réalisations spirituelles ...

Mais les chemins étant diverses et propres pour chaque évolution d’âme ...

J’ai aussi rencontré des personnes pensant que tout s’achète et n’ayant aucun scrupule à parvenir à leurs fins pour obtenir l’illusion d’une complétude que l’argent n’a jamais pus satisfaire, assouvissant l’entourage et les relations pour nourrir une avidité qui n’a de limites que la grandeur d’une petitesse encore infantile...

Vous me direz qu’il existe de nombreuses strates entre ces cas semi-extremes et ces deux contrastes incarnant une évidente scission ne pouvant mener qu’à une souffrance inévitable.

Mais cet équilibre peut être trouvé en trouvant en nous la capacité de ne plus faire de distinction aussi tranchée que ESPRIT- MATIÈRE, mais trouver en nous cette compréhension d’abord peut-être philosophique et ensuite spirituelle que la MATIÈRE EST ESPRIT.

Se priver de recevoir de l’univers et de la grâce cette abondance matérielle , s’est aussi priver le monde, quand nous avons de la conscience, de cette énergie matérielle et d’une possibilité d’en user à bon usage afin de participer à de vrais changements qui n’ont pour conséquence non une accumulation égotique de désirs inassouvables, mais l’incarnation du beau du bon et du vrai ... et ceci dans tous les plans de conscience.

Car à n’en pas douter, si l’argent fait réagir tant de personne, améliore et détruit, nous touche autant dans ce qu’il représente de vital dans notre existence, c’est qu’il possède un vrai pouvoir qui doit aujourd’hui servir et non assouvir ...

Et pour cela, nous avons tous notre rôle à jouer ... et notre lumière unique à manifester.

François Breton

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